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Yucks
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Joined: 30 Mar 2006 Posts: 495
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| Post subject: Vol réel: ma grande nav solo PPL |
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Allez, la suite... Deuxième branche vers Calais...
4. Amiens.
Poignée de mains. La conversation s’engage d’emblée. Sympa d’être passé pour assister à mon atterrissage. Pour moi, c’est un événement, mais pour une tierce personne… Et pourtant, il est venu… Très sympa.. Très très sympa… Ca va me permettre d’avoir une photo de moi dans mon coucou…
Kilo-Roméo me m’emmène jusqu’à la tour et me présente les personnes en poste.
- « C’est pour signer le carnet d’un pilote en grande nav solo », leur dit-il.
Je suis déjà flatté qu’on me dise pilote.
- « OK, pas de souci », répond la dame.
Elle me prend le carnet des mains et le tamponne comme il se doit.
Je lui demande, tant qu’on y est, de payer la taxe d’atterrissage. Elle se saisit du document à remplir et commence à y inscrire les informations requises. Puis, elle s’arrête, jette un coup d’œil par la fenêtre.
- « Heu, c’est quoi votre appareil ? »
- « Un Beechcraft 77, madame », dis-je en souriant.
On m’avait déjà fait le commentaire au sujet de cette machine. Elle n’est pas courante. Personnellement, je n’en ai jamais vu ailleurs qu’à Charleroi, base dont est originaire BFS, et maintenant Valenciennes. Il n’est jamais trop tard pour apprendre.
Une fois les formalités remplies, Kilo-Roméo m’invite à passer boire quelque chose dans le repère de son club. C’est avec plaisir que j’accepte l’invitation. Pour ma première visite en terre étrangère (pour moi), je ne vais quand même pas jouer au rustre.
De toute façon, j'ai la journée pour faire ma nav. Pas de contrainte de temps trop lourde... L'appareil doit juste être de retour pour 15h. J'ai de la marge. Les forums ont du bon... Probabilité de rencontrer ce gars sans Gligli.com? 0%
Nous traversons donc les installations pour rejoindre le mess qui leur sert de local. Nous passons devant de nombreux hangars pleins à craquer. Je distingue notamment un DR400 qui me semble être un diesel. Dans le ciel, deux robins sont en circuit. Le soleil, les appareils en vol, là bas quelques ULM, la rencontre très sympathique avec Kilo-Roméo, l’anecdote dans la tour à propos de l’appareil… L’ambiance est chaleureuse et très émoustillante.
Arrivé dans le cabanon du club, je retrouve cette atmosphère « aéroclub » qui malheureusement, n’est plus présente dans les locaux du club de Valenciennes. Mais je suis sûr que notre comité aura à cœur prochainement de remédier à ça. Car elle est essentielle cette atmosphère. C’est elle qui fait rêver les pilotes. C’est elle qui attire les gens à venir passer du temps au coin du bar, se raconter leurs vols, leurs expériences, leurs projets… Bref, c’est elle qui fait vraiment battre le cœur d’un aéroclub.
Là, une maquette d’avion pend au plafond, là bas, des revues aéro s’empilent et n’attendent que le lecteur, plus loin, un casque repose sur une table et n’attend, lui, qu’un élève pour partir en mission d’écolage… Bref, même si j’en remets un peu, vous voyez certainement ce que je veux dire. Et puis le bar. Un vrai « zinc » sur lequel il fait bon s’appuyer pour siroter… un bon café que je me suis imaginé fait rien que pour moi.
Pas simple d’entamer une discussion avec quelqu’un que l’on ne connaît pas vraiment. Pourtant, il n’y eut pas beaucoup de moment de silence sur la demi-heure passée avec ce pilote. Kilo-Roméo est « Brevet de Base », comme moi. Et comme moi, il se pose la question du PPL. Le coût, pour commencer, le type de pratique associé ensuite. La question de l’ULM est aussi soulevée, en discutant des avantages et inconvénients de la pratique.
Le temps passe très vite. Et déjà, il faut repartir. Nous faisons donc le chemin inverse pour rejoindre D-LE.
Nous repassons à la tour pour demander confirmation de la météo à Calais. La côte n’est pas mon terrain de jeu habituel, et je me méfie des sautes d’humeurs de la météo côtière. La lecture de plusieurs aventures sur les forums aéronautiques me rendent très méfiant.
La dame qui se trouve toujours à la tour me confirme un temps « cavoké », avec un vent modéré et une visi de 10 kilos. Pas de souci donc…
Et bien, il est maintenant temps de repartir. Salutations d’usage à Kilo-Roméo en le remerciant 1000 fois de s’être donné la peine de venir m’accueillir. Et hop, je remonte à bord.
5. La branche Amiens – Calais.
Après avoir passé en revue les checks d’usage, démarrage sans raté du moteur Lycoming .
Contact radio d’usage avec la tour. Je prépare mes notes, mon log de nav et mes cartes. Tiens, au passage, petite photo de Kilo-Roméo, saluant sur le parking.
Et roulage vers ce point d’arrêt si particulier. Me voilà prêt à conquérir la route vers Calais… A moi la côte et les mouettes.
- « Amiens, D-LE, je suis prêt au point d’arrêt »
- « D-LE, vous pouvez remonter la piste, rappeler aligné et prêt au décollage piste 30»
- « Je rappelle prêt au décollage piste 30 »
Pendant que je remonte la piste, je jette un dernier regard vers mon collègue gliglitien… Un dernier signe de la main avant d’attaquer le deuxième tronçon de ma navigation.
Tiens, le GPS s’est éteint. Les piles rechargeables semblent avoir une autonomie très limitée. Adieu la tentation tant redoutée de me fier à lui.
- « Amiens, D-LE, je suis aligné et prêt décollage piste 30 »
- « D-LE, le vent du 230, 10kt, rappelez en sortie de zone »
- « Je rappelle en sortie de zone, D-LE »
Allez, manette des gaz en plein, richesse sur full rich, réchauffe sur off… On a la vitesse, la puissance est là, rotation à 60kt… On est en l’air… Montée à 68kt.
Alors que je monte sur l’axe de la piste, j’aperçois devant moi Amiens. Marrant, j’ai l’impression de la découvrir et de ne pas l’avoir vu lors de la phase d’atterrissage. La concentration peut-être.
Je distingue très nettement la gare ainsi que la tour Perret, caractéristique de la ville. Puis la cathédrale évidemment. Je me rends compte d’un coup que si j’ai déjà visité cette ville, et découvert ce beau bâtiment religieux, c’est par contre ailleurs que j’ai découvert la tour. Je ne sais pas trop si je dois le signaler ici, mais… Et puis zut, voilà, c’est dans FS2004 que je l’ai découvert. Oui, je pratique de temps en temps ce simulateur… Et alors !
Heu, cet « entraîneur de vol synthétique », ça passe mieux ?
Au-delà de la boutade, cette tour est très bien représentée dans une des scènes de la région. Certainement celle qui reprend le terrain de Amiens dont l’auteur est Christian Dupriez. Il est l’auteur de tous les terrains du nord de la France. Ils sont tous très bien rendus, et comblent les pilotes de la région… Du moins, ceux qui pratiquent l’ « entraîneur de vol synthétique » de Microsoft.
Je prends un cliché à la sauvette, mais il ne sera pas très réussi.
Déjà, la ville s’efface derrière moi. Il est temps de prendre mon cap. C’est un 325 qui doit me mener sur le VOR BNE sur 113.8. De là, je continue sur ma lancée pour aller chercher le cap blanc nez.
Je contrôle les indications du VOR que je règle sur la fonction « TO ». Je suis finalement peu habitué à ce modèle de VOR « numérique ». Ici, pas d’aiguille, pas de flag « from » ou « to ». Il suffit d’appuyer sur le bouton « TO » pour retrouver les indications numériques de la radiale sur laquelle on se trouve. Et là, je suis sur un 340. Je suis donc déjà sur la gauche de ma route. Je corrige en prenant un 350 pour quelques minutes.
Oui mais voilà. Ce VOR, je ne le connais pas encore suffisamment pour me fier entièrement à lui. Je check donc ma carte pour trouver un repère VFR qui pourrait me confirmer ma route.
Je trouve assez rapidement un de ces repères qui vous mène droit au but. En effet, une ligne haute tension va me mener jusqu’à la moitié de ma route vers BNE. De là, je vais tomber sur deux grands parcs d’éoliennes. BNE sera juste à l’est de ces moulins à vents. Ah, ça c’est du VFR. Je me sens mieux, j’ai retrouver la maîtrise de ma navigation. J’aurais pu prévoir ça avant de partir. Ca m’aurait fait gagner du temps. Parce que là, il avance le BE-77.
Cela fait 5 minutes que j’ai quitté Amiens.
- « Amiens, D-LE, je quitte la fréquence, merci pour tout. »
- « D-LE, bonne route, à bientôt. »
J’adore ces moments là, on a toujours l’impression d’avoir sympathisé, de quitter une connaissance.
Quoi ? J’en remets encore. Mhmm, peut-être… Mais pas sûr.
Allez, je passe sur Lille. Le contact est pris. La demoiselle qui m’a répondu va gentiment m’accompagner jusque Calais. Je dois la rappeler en vue du point Whisky. C’est à dire sur la côte. C’est noté.
Bon, ça, c’est fait. Une fois encore, je sais où je suis, j’ai mon altitude, mon cap, mon chrono, la radio est faite, et bien il ne reste plus qu’à voler. Je check ma réserve de carburant, et contrôle ma gyro-boussole.
Et voilà que je trouve sous moi la fameuse ligne haute tension. Magnifique. Je n’ai plus qu’à me laisser guider. Et profiter du spectacle.
En parlant de spectacle, je commence à me poser pas mal de questions à propos du plafond. Depuis le décollage, j’ai constaté que les nuages s’étaient quelque peu accumulés.
Des cumulus pour commencer, 1000ft plus haut que moi. Mais devant, l’horizon n’est plus aussi nettement dessiné que tout à l’heure. Des stratus s’accumulent aussi à mon niveau. Mais bon, Calais à annoncé un temps cavoké, non ?
Je poursuis donc sur ma route. Le VOR m’indique que j’ai rattrapé la radiale prévue. Je reprends donc le 340 vers BNE.
Sur ma route, je m’amuse à retrouver les points que je peux déceler sur la carte. Tel village, telle rivière, telle configuration ou forme caractéristique d’une route. Bref, autant d’occasion de confirmer ma position. Le temps passe très vite. Vingt cinq minutes plus tard, je vois la ligne haute tension qui s’éloigne de ma route vers la droite. Bye bye jolie ligne HT.
Le VOR m’indique un QDM de 330. Je suis donc un peu trop sur la droite de ma route, correction de 20° vers la gauche.
Tiens, là bas, sur ma droite, les éoliennes. Nickel. Tout se passe bien. Finalement, me voilà rassuré sur l’utilisation de ce VOR.
Mais ces nuages commencent tout doucement à devenir préoccupant. Dehors, le plafond descend de plus en plus. L’horizon commence à être de plus en plus bouché. Déjà, je suis dans les barbules. J’appelle Lille pour signaler ma descente.
- « Lille, D-LE, je suis dans les barbules, je descends à 1500ft »
- « D-LE, bien reçu »
J’entame une descente en croisière. Arrivé à 1500ft, je retrouve un horizon plus lumineux. Mais la visibilité tombe progressivement. Une légère bruine commence à battre le plexi. Rien d’alarmant pour l’instant. Toutefois, quand les barbules me rattrapent à 1500ft, j’avoue que je commence à ressentir un léger pincement au cœur. Beaucoup de questions commencent à s’entremêler dans mon esprit. Et si la visi continue à tomber, et si je reste dans cette crasse, et si… et si…
Puis, c’est la reprise de contrôle, encore une fois. Ne pas se laisser prendre par les nuages.
- « - Lille, D-LE, je descends à 1100ft »
Pas sur que cela l’intéresse, mais je préfère garder le contact et le renseigner sur mes actions. La réponse est courte et me donne l’impression rassurante qu’il sait ce qui m’arrive.
- « D-LE, bien reçu. »
Je continue à descendre. A nouveau, je retrouve un ciel plus clair. Le temps passe. Sous moi, le sol semble monter. Petit check instrument, je me demande ce qui se passe avec ce sol.
- « Lille, D-LE, pouvez-vous me confirmer la QNH. »
- « D-LE, 1040 pour le QNH »
1040, je suis sur 1039. Bon, pas de grosse différence. C’est donc le sol qui vient à moi. Je contrôle ma carte. En effet, une grande partie du trajet parcouru présentait une surface du sol à 300 ou 400ft. Sur ce secteur autour du VOR BNE, le sol culmine à 6 ou 700ft. Evidement, alors que je vole à 1100ft, la différence est très visible.
La météo ne semble pas s’améliorer. Décidément, il va falloir se décider. Je me vois déjà faire demi-tour pour dérouter sur Saint-Omer ou Arras, histoire d’aller quand même chercher un tampon supplémentaire sur mon carnet.
Je check le chrono. Il y a 42 minutes que je suis en l’air. J’ai dépassé maintenant le VOR BNE depuis près de 4 minutes. Boulogne doit être sur ma gauche. J’ai à peine le temps d’y penser que j’aperçois une éclaircie devant moi. Surprenant de voir ça.
Plus j’avance, plus la luminosité augmente. Et soudain, sous la couche de nuages, voilà que j’aperçois un horizon bleu. Curieux ce ciel bleu sous cette couche grise. Mais ça se confirme, devant moi, je retrouverai un ciel bleu. La tour de Calais avait raison, le temps est cavoké là bas. Dégelasse tout autour, mais beau là bas.
Et là, sur ma gauche, je vois Boulogne. Curieux aussi ça. Je devais être plus au nord. Tant pis, et tant mieux, je vais pouvoir aller visiter le cap gris nez et le cap blanc nez.
Je survole maintenant l’autoroute qui relie Calais à Boulogne. Je ne peux plus me tromper. Je n’ai plus qu’à suivre la côte.
Le temps continue à s’éclaircir. Au large, on distingue même le ciel bleu. Finalement, cette barre de nuage est très localisée. Je remonte à 1500ft en prévenant une fois encore Lille.
Le cap blanc nez sera mon point d’entrée dans la CTR de Calais. La côte est presque sous moi maintenant. Boulogne dévoile son port, son trafic maritime, je distingue vers Calais deux gros navires blancs qui semblent avancer l’un vers l’autres. Les fameux Ferries sans doute.
Et voilà le moment tant attendu, me voilà sur la côte, le nez vers le large, la mer remplissant tout le pare-brise…
Je vais continuer vers le large trente secondes puis je vais obliquer vers le nord pour suivre la côte vers le cap gris nez. Cette fois, j’y suis, j’ai de l’eau sous la quille. Petit moment d’émotion. Pourquoi ? Je n’en sais rien en fait, c’est juste l’instant, je me retrouve seul, là, loin de mon terrain d’attache.
Déjà, je crois distinguer le cap gris nez. Sa tour caractéristique me permet de l’identifier rapidement.
J’y suis passé, il y a quelques années, dans une autre vie en fait. A cette époque là, je n’étais pas encore papa. Le temps passe vite. Quelques cliché, et toujours la caméra à portée de main, histoire de ramener un maximum de souvenirs.
Passé le cap gris nez, le cap blanc nez se pointe à l’horizon.
Il est temps de se préparer à entrer dans la CTR et de s’intégrer. J’appelle Lille à nouveau pour me signaler en vue du point d’entrée de la CTR .
Je range ma carte et me saisi de ma carte VAC. La fréquence de Calais est pré-affichée. Je quitte avec Lille et passe sur la 120.275.
- « Calais, D-EBLE, bonjour »
- « D-LE, Calais, bonjour, je vous écoute »
- « Calais, D-LE, un BE-77 en provenance de Valenciennes, 1500ft QNH 1040, une personne à bord, je passe le point Wiskey »
- « D-LE, bien reçu, rappelez visuel installation, piste 24 en service »
- « Calais, je rappelle visuel installations, D-LE »
Et voilà, pas plus compliqué que ça. Je peux donc continuer gentiment à me promener le long de la côte. Le cap blanc nez est passé, et je me dirige vers le port de Calais. A nouveau, le spectacle est grandiose.
Coup d’œil à la carte VAC, pour retrouver les deux points intermédiaires PC et N. PC est le port de Calais, j’y suis, et N, un centre aéré un peu plus loin… Un centre aéré… C’est quoi, ça ?
Finalement, la forme de la côte me permettra de retrouver ce point, mais je n’ai toujours pas bien compris ce qu’est ce centre aéré.
Vertical N, je vire vers l’aéroport que je le trouve de suite.
- « Calais, D-LE, je suis visuel installation, passé November »
- « D-LE, vous poursuivez et faite une intégration main gauche pour la 24, rappelez en vent arrière »
- « Calais, je rappelle en vent arrière, D-LE »
Je range ma carte VAC et me prépare à entamer mon intégration. Passé la piste, j’entame ma descente à 1000ft. Je lutte contre la tentation de réduire les gaz. Pas nécessaire sur une machine qui file à 85kt !!!
- « Calais, D-LE, en vent arrière, 1000ft QNH pour un complet piste 24 »
- « Rappelez en finale, D-LE »
Le spectacle est une fois de plus percutant. Arrivé en base, j’ai la mer devant moi. Le port industriel sur ma gauche… Magnifique.
- « Calais, D-LE, en finale pour la 24, un complet »
- « D-LE, un vent du 240, 10kt, rappelez piste dégagée »
- « Je rappelle piste dégagée, D-LE »
Je suis un peu long sur ma finale. Je remets donc un peu de gaz pour rattraper le plan. Cette correction faite, la descente est très stable. Un vent plein avant, que demander de mieux. En courte finale, l’impression de lenteur est surprenante. Le toucher est doux, presque sans bruit. Je laisse le beechcraft continuer sur sa lancée, histoire de ne pas devoir remettre de gaz pour rejoindre la première sortie. Un petit coup d’œil à la carte VAC me pousse finalement à aller chercher la deuxième bretelle. Je roule donc tranquillement sur cette piste tant attendue. Ca fait en effet plusieurs années que j’attendais de voir la mer en vol et de venir me poser ici. Je profite du moment. Et je canarde…
- « Calais, D-LE, piste dégagée »
- « D-LE, roulez jusqu’au parking, emplacement au choix, rappelez pour quitter »
- « Je rappelle pour quitter, D-LE »
Sur le parking, 2 ou 3 appareils sont déjà stationnés. Dont un avec une livrée très colorée. Ce sera une photo pour la suite ça…
Je m’amuse à m’aligner pile poil sur la ligne jaune et stoppe la machine. Check-list arrêt moteur… Et voilà. Je suis à Calais. Et dire que ce matin, j’étais en train de me résoudre à ne pas voler avec ce fichu moteur qui ne voulait pas démarrer. Enfin, ce fichu moteur… Ce gentil moteur… Ne le froissons pas… J’ai encore besoin de lui.
Soudain, je me rends compte que j’ai oublié de rappeler la tour. Je corrige ça vite fait. Par contre, petit signal d’alarme. L’attention tombe peut-être. Je dois me rassasier, boire, respirer…
Il est maintenant 12h50. Je viens de voler 55 minutes. La barre de nuages est déjà loin dans mon esprit. Or, je risque de la retrouver au retour vers Valenciennes.
Avec la première branche cela fait me fait maintenant 1h43 de vol.
Je sors de l’appareil, prends mon carnet et me dirige vers la tour. En chemin, j’entends un cri venant des installations aéroportuaires. Je me retourne, ne vois tout d’abord personne. Puis, un second cri attire mon regard vers un gars qui semble m’appeler. Je le rejoins. C’est un pompier. Il m’informe que la tour est fermée. Visiblement, le service « tour » est géré de l’intérieur des bâtiments de l’aérogare. Bizarre… Mais je le suis. Il me mène à un bureau où une autre personne m’accueille et tamponne mon carnet. Ah, oui, j’oubliais, me fais payer la traditionnelle taxe d’atterrissage.
Le hall de l’aérogare est typique des constructions des années 60. Mais encore une fois, il y a une atmosphère dans ce genre d’endroit.
Pas de bar. Tant pis, je retourne sur le parking, en profites pour faire quelques photos, évidemment.
Puis, je décide de faire une pose. Je sors la bouteille d’eau à peine entamée, la pomme et la barre de chocolat que j’ai eu la prudence d’emporter avec moi. Moment de décompression totale, assis au pied du D-LE. _________________ Mouais, mais là, je dubite sec quand même... Non, ce n'est pas vulgaire, cela signifie seulement que le doute m'habite...
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